Pour mes deux bébés, j’ai fait la louve coûte que coûte. J’ai lutté, persévéré. Parce que si pour certaines mamans, il est naturel d’allaiter, pour d’autres, dont je fais partie, ça ressemble presque à de l’acharnement. C’est pourquoi je n’aurais qu’un conseil en matière d’allaitement, faire ce qu’on veut et ce qu’on peut.
La première fois, je pensais que l’allaitement serait un moment de partage, un de ces instant magique qui vous mettent des étoiles dans la tête. Personne ne m’avait dit que non, ce n’était pas si évident. Je me suis retrouvée désemparée devant ce petit qui ne voulait pas téter, les crevasses qui apparaissaient, la montée de lait qui me montait à la tête et cette sage-femme qui me massait les seins sans même me demandé si cela me gênait. Et puis il y a eu les bouts de seins en silicone. Véritable remède miracle à tous mes maux. L’allaitement s’est fait plus serein. Je nourrissais mon bébé, je devenais maman animale.
La deuxième fois, en vieille routarde, j’avais préparé mes bouts de seins en silicone. Je connaissais la machine et je trouvais que c’était vraiment une bonne idée de recommencer . Sauf que deux allaitements ne se ressemblent pas forcément. Mes débuts idylliques ont tourné court : bébé ne grossissait pas, je ne faisais pas du lait, mais de l’eau sucrée. Erreur sur la formule ! Si il est une chose à tirer de ces deux expériences plus ou moins heureuses, c’est qu’il faut savoir s’écouter. Persévérer ou s’arrêter qu’importe, pourvu qu’on ne le regrette pas.















Le coup du lait qui est de l’eau sucrée, c’est complètement faux…bébé tétait peut-être mal, ou pas assez souvent, ou passez de lait gras de fin de tétée, mais du lait, c’est du lait, pas de l’eau (et quelle que soit la mère, riche américaine ou pauvre éthiopienne, le lait a toujours la même composition!