Cette nuit encore… vous vous êtes levées. Enfin levées… disons que vous avez roulé sur le côté, caché votre tête sous l’oreiller au cas où, donné un petit coup de pied discret d’abord, puis plus « lourd » ensuite à l’individu qui s’avère être pour moitié à l’origine de ce traitement épuisant que vous menez depuis quelques semaines… Il ne bouge pas. Vous non plus. La bataille peut commencer : qui craquera le premier ? Qui se lèvera, trainera les pieds en maugréant ? Qui ira PRÉPARER et DONNER le BIBERON à l’affamé de service ?
En attendant, lui, il hurle, de plus belle, dans 3 minutes, il réveillera officiellement tout l’immeuble à défaut d’avoir réveillé ses parents ! Mais évidemment que vous êtes réveillés ! Le papa aussi d’ailleurs, mais lui, il est meilleur en « je fais genre je dors profondément, même si ma respiration me trahit ».
Vous avez eu pitié et surtout vous craigniez que les voisins appellent la DASS, vous vous êtes donc levées.
Et c’est parti.
Tout d’abord agacée, énervée parce que vous avez perdu la bataille, vous tentez d’atteindre la chambre de bébé sans vous gaufrer dans un mur. Et en arrivant, les hurlements s’arrêtent quelques secondes, bébé découvre votre bouille endormie et vous : ba vous craquez quoi ! Il est tout de même super choupinou ce petit et puis le pauvre, il a faim, c’est encore un tout petit d’amour qui a besoin de son biberon de nuit.
Alors c’est parti. On allume peu de lumière surtout pour ne pas se réveiller complètement, on prépare le biberon d’une main, comme en journée d’ailleurs : eau déjà dans le biberon depuis la veille au soir, boite doseuse prête, vous n’avez plus qu’à mélanger et à chauffer !
Ensuite on s’installe confortablement, histoire de pouvoir s’autoriser à fermer les yeux aussi pendant la tétée. Et là, le calme absolu. J’adorais ça en fait !! La vie nocturne, les petits bruits incongrus, le tête à tête… et puis j’aimais bien me dire qu’ailleurs dans d’autres maisons de jeunes parents, une maman ou un papa (qui sait ?) était là aussi, réveillé à cette heure improbable, en train de donner le biberon à son enfant. Une sorte de réseau social des biberoneurs ! Juste pour se rappeler, que l’on n’est pas seul !









Père au foyer depuis presque 5 ans, j’ai créé mon blog pour y narrer les exploits quotidiens de mes 2 miniatures. Les mots et l’humour me permettent d’exprimer mes doutes, de partager mes astuces et mon expérience, de participer modestement à l’évolution des mentalités concernant le rôle des hommes et des femmes dans notre société. Mes filles, âgées de 5 et 3 ans, sont une source inépuisable (et bien souvent épuisante) d’inspiration.