La première fois
Je me souviens parfaitement du premier biberon que j’ai donné à ma fille.
Elle venait d’être valdinguée dans tous les sens … gouttes dans les yeux, aspiration de ce qui pouvait obturer son nez ou sa bouche, pesée, mesures et tout un tas de manipulations effectuées par les sages femmes ou pédiatres. Mon épouse n’était pas avec nous car la naissance avait eu lieu par césarienne.
C’est donc moi qui lui ai donné son premier bain et, quelques minutes plus tard, son premier biberon.
« Tenez, vous allez lui donner à manger » m’avait dit la sage femme.
J’avais déjà donné quelques biberons à mes neveux et nièces, mais là, c’était une autre histoire. La petite chose dans mes bras était ma fille. Je n’avais pas intérêt à me louper et j’étais un peu nerveux. Alors devant les quelques spectatrices qui peuplaient encore la salle de travail, je me suis lancé.
D’abord, j’ai cherché à voir si la tétine comportait plusieurs vitesses et j’ai positionné le biberon pour qu’il soit sur la plus petite. Ma fille n’a pas tout de suite compris pourquoi un truc en silicone cherchait à lui chatouiller la bouche. Et puis elle a laissé cette tétine faire son boulot.
A ce moment là, tu te rends compte que le reflex de succion porte bien son nom. Ca a démarré illico et tout naturellement.
La sage femme m’avait conseillé de faire des pauses très souvent. Pour que la puce prenne bien le temps d’avaler le lait sans se retrouver débordée. Il ne fallait pas non plus qu’elle avale trop d’air.
Rapidement mon stress à cédé sa place au plaisir de voir cette petite bonne femme boire son biberon comme une grande … à peine âgée d’une heure.
A vous écrire ces mots j’en serai presque nostalgique. Ces moments là sont des moments très forts entre un bébé et son papa.
Une tétine de biberon c’est technique !
A l’heure où l’on parle beaucoup technologies, ipad, 3D, etc, moi je dis que nous, les parents, nous ne sommes pas en reste ! Nous aussi nous sommes des « geeks », mais à notre manière ! Nous sommes des geeks du bib.
Ça en jette non ?
Bon, sérieusement (mais j’ai du mal à rester sérieuse parfois), bêtement quand j’ai choisi le premier biberon de ma puce, j’avoue n’avoir absolument pas penser à la tétine. Erreur, car comme je l’ai déjà dit, il en existe plusieurs sortes, de matière et de formes différentes.
Et là où ça devient technique c’est quand on regarde de plus près la tétine à « Air control ». L’anglais déjà ça fait classe je trouve. Sachez déjà, jeunes débutants de la puériculture que ce système a pu être crée après 5 années de recherche et qu’il a bouleversé à sa sortie l’univers de la tétée (rien que ça).
Pourquoi mais tout simplement parce qu’il permet au bébé en tétant, d’avaler moins d’air. En effet, la valve, à la base de la tétine, régule l’entrée d’air dans le biberon. Le gain (non négligeable, croyez-moi) : bébé digère mieux (entendez par là : moins de prout et surtout ce qui est le plus douloureux moins de maux de ventre).
La tétine comporte tout de même 3 vitesses, comme pour des tétines plus classique, afin de choisir le débit souhaité en fonction de l’âge de son enfant. Enfin, elle a une forme anatomique, proche de celle du sein de la maman, afin de faciliter la transition sein/biberon, qui on l’a vu, n’est pas toujours des plus simples…
Tout simple, mais il fallait y penser. Autant mettre toutes les chances de son côté pour éviter des maux à son bébé et limiter ainsi les pleurs du soir notamment… ceux qui sont les plus difficiles à gérer pour les parents. Alors, merci à la technologie appliquée au matériel de puériculture !
Vive le progrès !
Aujourd’hui j’ai décidé de jouer les historiens (modestement bien sûr) et de vous parler de ce que furent les ancêtres de nos biberons modernes.
Il semblerait que l’utilisation d’une forme de biberon soit réellement apparue au moyen âge. A cette époque on utilisait une corne de vache percée à son extrémité pour pallier à l’impossibilité des mères d’allaiter naturellement en attendant de trouver une nourrice de substitution. On donnait alors au bébé du lait de chèvre principalement ou même du lait de vache.
Par la suite sont apparus les biberons sous forme de poteries auxquelles on ajoutait un morceau de tissu ficelé de telle manière à reproduire une forme similaire au mamelon de la femme. On recense de nombreuses formes de poterie qui varient souvent en fonction de la région d’origine. Des modèles de biberons en étain ou en fer blanc ont également été utilisés et c’est à partir du 19ème que les biberons en verre sont apparus. Avec ces nouveaux biberons c’est la naissance des marques et les débuts de la fabrication industrielle. Chacun y va de son invention et en fait la promotion par le biais des publicités.
Les tétines en caoutchouc complètent maintenant les biberons en verre. Un industriel Français, Edouard Robert, met au point un système de biberon à soupape et long tuyaux de caoutchouc qui aura beaucoup de succès. C’est d’ailleurs grâce à (ou à cause de) ce monsieur Robert que les seins des femmes ont été surnommés « les roberts ». (Même anecdote concernant une autre marque apparue plus tard dont le nom est Lolo)
Les biberons en verre commencent à être gradués. Plus on avance dans le temps et plus les préoccupations d’hygiène sont grandes. La forme du biberon que nous connaissons aujourd’hui est issue de cette recherche d’hygiène. Les premiers systèmes à bague vissée arriveront dans la seconde moitié du 20ème siècle.
De nos jours les biberons n’ont cessé de progresser pour améliorer le confort de bébé et faciliter leur utilisation par les parents que nous sommes. Les biberons en plastiques, les formes variées, les tétines à plusieurs vitesses ou offrant un contrôle de l’air pour limiter les risques de coliques ou de régurgitation … bref, on n’arrête plus le progrès et c’est tant mieux !
Vous vous imaginez devoir utiliser les biberons en cornes ? Moi pas …
Le “rythme” des biberons
Disons le franchement, il n’y a aucun rythme, aucune règle, aucune globalisation possible en ce qui concerne les biberons. Et c’est bien ça le problème. Parce que lorsqu’on débute en bébé, on s’attend à recevoir un mode d’emploi clair et précis : 1 biberon toutes les 2 heures de tant de millilitres à tel semaine, etc. Ba non. Du coup, c’est rapidement la panique face à l’anarchie des biberons !
Impossible de comparer avec sa voisine de chambrée : certains bébés paresseux vont prendre peu mais souvent… là c’est pénible croyez-moi. D’autres vont finir leur biberon en moins de deux et attendrons plus ou moins patiemment le prochain. D’autres encore font un mix des deux, bref, on l’a compris : c’est du grand n’importe quoi !
La seule et unique règle est donc celle-ci : pas de panique, tout va bien si bébé prend du poids et s’il mouille bien sa couche régulièrement.
Malgré ça, c’est inévitable, vous n’y couperez pas ! Vous aussi, oui, vous aussi, aurez ce type de conversation sur réaliste avec votre mari, le soir à son retour du bureau alors que vous avez passé la journée (en pyjama) à vous occuper de loulou : « chéri attends c’est INCROYABLE, il m’a bu 180 en 10 minutes, puis 1h17 après, il m’a réclamé encore ! Je savais pas quoi faire alors j’ai redonné 110 mais ça n’a pas suffit j’ai fini par refaire un biberon de 40 !!!!! Dingue ! et vise un peu la tête de son machin dans la couche après… et toi ton dossier trucmuche ça avance bien ? »
Affreux je sais… mais inévitable.
Il semble qu’il faille tout de même faire un effort pour espacer de deux heures les biberons afin que monsieur ou mademoiselle digère d’abord bien le précédent. Mais le ciel ne vous tombera pas sur la tête si vous craquez avant ou au contraire s’il ne réclame pas tout de suite ! Promis.
Encore une fois, faites vous confiance, écoutez, regardez les réactions de votre bébé et VOUS SAUREZ.
Un âge limite ?
Il est courant de voir sur les forums spécialisés de parents, des Mamans se poser la question de l’âge auquel il devient inopportun de continuer à prendre un biberon. Un peu comme si l’acte de prendre un biberon allait freiner le développement de leur enfant devenu grand.
A la maison, la plus grande de mes filles n’est plus vraiment en âge d’en prendre (5 ans) contrairement à sa sœur qui ne jure que par lui pour le petit déjeuner et occasionnellement pour le goûter. Mais elle aime, de temps en temps, se faire un petit plaisir en réclamant elle aussi un petit bib’.
Je pense qu’elle y trouve un plaisir particulier. Celui de se replonger l’espace d’un instant dans une sérénité propre aux petits bébés. L’envie peut être de ne pas grandir trop vite.
Et bien vous savez quoi ? Je suis bien d’accord avec elle ! Et si j’en juge par les fréquents compliments que j’entends à son sujet, j’en conclus que ce petit plaisir occasionnel ne nuit en rien à son développement. Et puis il n’est pas rare de voir des enfants encore plus grands (des ados quoi) se réfugier ponctuellement dans la nostalgie du biberon ou même du pouce.
Seul petit problème pour ma plus grande, il semblerait qu’elle ait partiellement perdu la technique de succion. Je rigolais encore il y a peu en la voyant se bagarrer avec la tétine qui ne répondait plus aussi bien à ses sollicitations. Comme quoi, c’est tout un art de boire au bib ‘ !
En conclusion, pas de panique les mamans. Laissez faire les choses naturellement. L’essentiel c’est que votre enfant se sente bien dans sa peau.
Une insomnie ? Non un biberon de nuit !
Cette nuit encore… vous vous êtes levées. Enfin levées… disons que vous avez roulé sur le côté, caché votre tête sous l’oreiller au cas où, donné un petit coup de pied discret d’abord, puis plus « lourd » ensuite à l’individu qui s’avère être pour moitié à l’origine de ce traitement épuisant que vous menez depuis quelques semaines… Il ne bouge pas. Vous non plus. La bataille peut commencer : qui craquera le premier ? Qui se lèvera, trainera les pieds en maugréant ? Qui ira PRÉPARER et DONNER le BIBERON à l’affamé de service ?
En attendant, lui, il hurle, de plus belle, dans 3 minutes, il réveillera officiellement tout l’immeuble à défaut d’avoir réveillé ses parents ! Mais évidemment que vous êtes réveillés ! Le papa aussi d’ailleurs, mais lui, il est meilleur en « je fais genre je dors profondément, même si ma respiration me trahit ».
Vous avez eu pitié et surtout vous craigniez que les voisins appellent la DASS, vous vous êtes donc levées.
Et c’est parti.
Tout d’abord agacée, énervée parce que vous avez perdu la bataille, vous tentez d’atteindre la chambre de bébé sans vous gaufrer dans un mur. Et en arrivant, les hurlements s’arrêtent quelques secondes, bébé découvre votre bouille endormie et vous : ba vous craquez quoi ! Il est tout de même super choupinou ce petit et puis le pauvre, il a faim, c’est encore un tout petit d’amour qui a besoin de son biberon de nuit.
Alors c’est parti. On allume peu de lumière surtout pour ne pas se réveiller complètement, on prépare le biberon d’une main, comme en journée d’ailleurs : eau déjà dans le biberon depuis la veille au soir, boite doseuse prête, vous n’avez plus qu’à mélanger et à chauffer !
Ensuite on s’installe confortablement, histoire de pouvoir s’autoriser à fermer les yeux aussi pendant la tétée. Et là, le calme absolu. J’adorais ça en fait !! La vie nocturne, les petits bruits incongrus, le tête à tête… et puis j’aimais bien me dire qu’ailleurs dans d’autres maisons de jeunes parents, une maman ou un papa (qui sait ?) était là aussi, réveillé à cette heure improbable, en train de donner le biberon à son enfant. Une sorte de réseau social des biberoneurs ! Juste pour se rappeler, que l’on n’est pas seul !
Question de feeling
Avant d’avoir ma première fille je ne pensais pas me retrouver confronté à de si nombreuses questions concernant son alimentation.
Mon épouse ayant opté pour le biberon, nous avons d’abord suivi les conseils prodigués par la maternité. A savoir : « Là, on vous a mis un carton avec tous les biberons pour 2 jours. Vous lui en donnez un quand elle a faim mais ATTENTION ! Espacez-les d’au moins 3 ou 4 heures ! »
Oui mais si elle a faim avant les 3 heures ? Qu’est ce qui se passe ? On la laisse hurler ?
Et bien il se passe que votre stock de mini-biberons sera plus rapidement consommé et qu’il faudra demander au personnel de la maternité d’en redonner. Elle le fera mais vous n’êtes pas à l’abri d’un soupir d’agacement pour ne pas avoir écouté les consignes du début.
En fait, on se rend vite compte qu’il n’y a pas de règle ultra-rigide. Il faut surtout être à l’écoute de son enfant pour, petit à petit, savoir quand il faut répondre à ses demandes. Le lait utilisé à la maternité, si votre enfant n’a pas de contre-indication particulière, sera un lait tout ce qu’il y a de plus classique, issu d’une des grandes marques de lait maternisé.
De retour chez vous, vous allez naturellement vouloir continuer avec ce même lait, par peur de perturber son système digestif. Mais si vous tombez sur un modèle d’enfant comme ma fille vous allez peut être devoir en changer.
Ici nous avons identifié des problèmes de R.G.O (Reflux Gastro Oesophagien). Alors il a fallu chercher le bon lait qui aurait pour effet de limiter ces reflux. On a testé une dizaine de laits différents. Des plus ou moins épaissis, en piochant un peu dans toutes les marques. Mais il fallait aussi que son goût convienne à la demoiselle. Ce n’était pas simple.
Et puis on s’est aussi demandé quels biberons nous allions utiliser. Des biberons en verre ou en plastique ? Et pour les tétines on prend quoi ? Caoutchouc naturel ou silicone pur ? Tétines à base large ou classiques ?
Bref … Là encore c’est à définir en fonction de votre enfant. Pa exemple, pour notre fille les tétines avec contrôle d’air ont été salutaires.
Un truc important, respectez bien la classification 1er et 2ème âge car le débit n’est pas le même.
Enfin voilà, tout ça pour dire qu’on se pose beaucoup de questions par peur de mal faire mais, d’après moi, en dehors des quelques règles de bon sens, le feeling et l’expérience seront bien plus importants que les grands discours ou les grandes théories.
Le passage au biberon, communément appelé sevrage
Vous allaitez bébé depuis sa naissance, mais vous souhaitez démarrer son sevrage. Quelque soit la raison : reprise du travail, souhait personnel, « manque de lait », fatigue, prise de médicaments contre-indiqué, l’essentiel est de respecter dans la mesure du possible une période de transition bien adaptée pour vous et votre petit.
Le sevrage ne concerne en effet pas que bébé, mais aussi sa maman. C’est à vous aussi de montrer à votre enfant que vous êtes prêtes à passer au biberon. S’il vous sent à l’aise avec l’idée, le sevrage et l’adaptation au biberon en sera plus facile.
Vous n’aviez encore jamais utilisé le biberon, même pour y mettre votre lait tiré ? Il vous faut donc vous équiper. Des biberons, il en existe de toutes tailles et de toutes formes. L’important c’est surtout la tétine. Choisissez en une qui rappelle la forme de votre sein. Silicone ou caoutchouc, vous pouvez prendre les deux et les tester sur votre bébé.
Pour son premier biberon, prenez bien votre temps, choisissez une tétée où vous avez moins de lait, par exemple, celle du gouter. Expliquer à bébé pendant que vous préparez consciencieusement son biberon ce que vous faites. Il aimera sans doute participer à cette grande préparation !
Certains conseils de faire donner le biberon par une autre personne, le papa par exemple, personnellement, je ne l’avais pas sous la main quand j’ai commencé le sevrage de ma fille en journée. Du coup, je m’y suis collée. Pas simple du tout, je pense que j’avais trop attendu pour lui proposer un biberon, elle avait 5 mois. Pour mon 2e, j’ai donc introduit quelques biberons de mon lait dès ses 2 mois afin de l’habituer et tout c’est parfaitement bien passé. Pour ma fille donc j’ai tenu bon, et j’ai essayé plein de tétines différentes, jusqu’au jour où elle s’est sentie prête : le biberon était enfin accepté ! Quel soulagement pour moi ! Ensuite, j’ai choisi un biberon qu’elle pouvait bien tenir elle même dans ses petites mains, ce qu’elle était fière !
N’hésitez donc pas à changer les biberons en fonction de l’évolution de votre petit. Et surtout : on les jette au moindre signe de « vieillesse », ainsi que les tétines.
Mes nuits sont plus longues que vos jours
A l’heure où toute la maison dort d’un sommeil profond, à l’heure où chacun récupère d’une journée bien remplie, plusieurs milliers de français n’ont pas cette chance. Sont-ils insomniaques ? Non ! Travaillent-ils de nuit ? Non plus … Non, ces milliers de français sont tous victimes de la même chose : Le BIBERON !
Le biberon est un objet complexe doté d’un pouvoir addictif très fort sur les plus jeunes. Les premiers mois, son pouvoir est si puissant que les bébés refusent même de faire des nuits complètes par besoin d’être en contact avec lui à intervalles réguliers (environ 3 ou 4h)
Allez plus sérieusement, j’ai une vraie pensée émue pour tous ceux qui doivent se lever la nuit et donner le biberon à leur bébé parce que c’est une période vraiment épuisante. Vous allez me dire qu’il faut bien s’attendre à ce genre de petit désagrément quand on décide d’avoir un enfant. Oui mais … tant qu’on n’a pas vécu la chose, il est difficile de prendre réellement conscience de ce cumul de fatigue.
Quand la soirée arrive, en général, tu veux en profiter pour retrouver un semblant de vie de couple. Alors tu ne vas pas te coucher à20h en même temps que ta progéniture. Parfois même, tu te dis que tu vas attendre le prochain biberon pour éviter d’être réveillé pendant la première phase de sommeil. Vers 23h arrive enfin l’heure du biberon. Ca tombe bien, les allumettes qui tenaient tes yeux ouverts commencent à faire mal à tes paupières. A minuit, tu peux enfin songer à aller te coucher en priant pour que bébé fasse sa première nuit complète.
Malheureusement, à 2h du matin les hurlements en provenance de la chambre de bébé t’indiquent que le ventre affamé réclame une nouvelle ration de lait. Déjà ?! Oui … c’est possible …
Et là tu fonctionnes au radar … tu fais tomber le biberon par terre (optez pour des biberons en plastique), tu te plantes dans le décompte des cuillères de lait en poudre, tu verses la moitié de l’eau à côté … bref … tu dors encore. Et quand tu as enfin réussi à reconstituer un biberon de lait convenable, bébé décide de prendre tout son temps pour le boire … il savoure ce moment délicieux. Toi, pendant ce temps là, tu allumes la télé et tu regardes les rediffusions de vieux documentaires. Au bout d’une heure tu retournes te coucher après avoir installé bébé dans son lit.
4h37, nouveaux cris. Tu commençais tout juste à bien dormir (parce que le documentaire sur la chasse aux sangliers t’avait un peu perturbé). Et c’est reparti pour un tour de biberon. Cette fois-ci tu as même droit au supplément « change de couche pleine » … de quoi te réveiller pour de bon. Et puis tu découvres avec émotion qu’à cette heure là les jeux télé du midi sont rediffusés.
Autour de 6h tu hésites à aller te coucher car il ne reste plus qu’une heure avant le réveil du reste de la famille. Enfin … tu n’hésites pas longtemps. Tu sombres sans même t’en rendre compte sur le canapé.
Et ce petit manège durera plusieurs jours (ou même semaines pour les plus malchanceux).
Alors courage … beaucoup de courage. (et beaucoup de café pour la journée)
Mais comment ça marche le biberon ?
Comment ça ma question est un peu bête ? Non mais pas du tout justement ! Je n’avais jamais eu l’occasion de préparer un biberon pour ma part avant de devoir le faire pour ma puce. A 4 mois environ en effet, j’avais décidé de commencer à la sevrer doucement pour pouvoir prendre un peu plus de temps pour moi en vue de la reprise du boulot. Oui mais voilà, je me suis retrouvée toute nulle devant ma boite de lait, achetée en pharmacie après mille recherches et demandes au pédiatre sur la marque à choisir, etc.
Muni d’un biberon classique, avec sa tétine en silicone, et de ma bouteille d’eau, je suis restée quelques minutes à me questionner. Parce qu’en effet, on ne m’avait jamais montré ! Et mine de rien, ce n’est pas quand bébé hurle de faim que l’on peut facilement se concentrer pour sa « grande première » !
Donc, voici un petit mode d’emploi qui j’en suis sûre dépannera bien des mamans débutantes n’osant pas trop demandé comment faire ! C’est facile oui mais faut-il au moins être sûre des différentes étapes à effectuer :
- déjà, on se lave les mains au savon
- on prend le biberon propre lui aussi, éventuellement stérilisé mais ce n’est pas obligatoire
- on verse la quantité d’eau souhaité
- on chauffe l’eau, soit au bain marie (prévoir du temps…), soit au chauffe-biberon (il en existe des express maintenant), soit au micro-onde
- on procède à l’étape qui demande le plus de concentration (surtout la nuit) : compter le nombre de doses de lait (je rappelle que c’est indiqué sur la boite qu’à temps de ml d’eau correspond tant de doses, et c’est aussi souvent noter sur les biberons eux-mêmes. Au moindre doute dans le décompte … on jette, et on recommence !
- on secoue fortement (avec le capuchon hein…)
- on vérifie la température du biberon prêt en versant quelques goutes sur l’intérieur de son poignet, si ça brule, c’est trop chaud (oui bon, ok là je pense que vous vous en doutiez, mais je suis précise !)
Installez-vous confortablement, pensez à faire des pauses régulièrement durant la tétée, cela vous permettra de bien profiter de ce moment en tête à tête où bébé regardera au plus profond de vos yeux…
Indispensable : le fameux « rototo » de fin de tétée. Il peut se faire attendre le vilain, mais il est important de patienter jusqu’à son arrivée bruyante et embaumée ! Gare aux rejets, prévoyez la protection pour votre épaule








ah ces tétines "air control" ... cela vous semble surement évident mais nous n...