Les articles de la catégorie ‘Allaitement’

17
mai

Mes nuits sont plus longues que vos jours

A l’heure où toute la maison dort d’un sommeil profond, à l’heure où chacun récupère d’une journée bien remplie, plusieurs milliers de français n’ont pas cette chance. Sont-ils insomniaques ? Non ! Travaillent-ils de nuit ? Non plus … Non, ces milliers de français sont tous victimes de la même chose : Le BIBERON !

Le biberon est un objet complexe doté d’un pouvoir addictif très fort sur les plus jeunes. Les premiers mois, son pouvoir est si puissant que les bébés refusent même de faire des nuits complètes par besoin d’être en contact avec lui à intervalles réguliers (environ 3 ou 4h)

Allez plus sérieusement, j’ai une vraie pensée émue pour tous ceux qui doivent se lever la nuit et donner le biberon à leur bébé parce que c’est une période vraiment épuisante. Vous allez me dire qu’il faut bien s’attendre à ce genre de petit désagrément quand on décide d’avoir un enfant. Oui mais … tant qu’on n’a pas vécu la chose, il est difficile de prendre réellement conscience de ce cumul de fatigue.

Quand la soirée arrive, en général, tu veux en profiter pour retrouver un semblant de vie de couple. Alors tu ne vas pas te coucher à20h en même temps que ta progéniture. Parfois même, tu te dis que tu vas attendre le prochain biberon pour éviter d’être réveillé pendant la première phase de sommeil. Vers 23h arrive enfin l’heure du biberon. Ca tombe bien, les allumettes qui tenaient tes yeux ouverts commencent à faire mal à tes paupières. A minuit, tu peux enfin songer à aller te coucher en priant pour que bébé fasse sa première nuit complète.

Malheureusement, à 2h du matin les hurlements en provenance de la chambre de bébé t’indiquent que le ventre affamé réclame une nouvelle ration de lait. Déjà ?! Oui … c’est possible …

Et là tu fonctionnes au radar … tu fais tomber le biberon par terre (optez pour des biberons en plastique), tu te plantes dans le décompte des cuillères de lait en poudre, tu verses la moitié de l’eau à côté … bref … tu dors encore. Et quand tu as enfin réussi à reconstituer un biberon de lait convenable, bébé décide de prendre tout son temps pour le boire … il savoure ce moment délicieux. Toi, pendant ce temps là, tu allumes la télé et tu regardes les rediffusions de vieux documentaires. Au bout d’une heure tu retournes te coucher après avoir installé bébé dans son lit.

4h37, nouveaux cris. Tu commençais tout juste à bien dormir (parce que le documentaire sur la chasse aux sangliers t’avait un peu perturbé). Et c’est reparti pour un tour de biberon. Cette fois-ci tu as même droit au supplément « change de couche pleine » … de quoi te réveiller pour de bon. Et puis tu découvres avec émotion qu’à cette heure là les jeux télé du midi sont rediffusés.

Autour de 6h tu hésites à aller te coucher car il ne reste plus qu’une heure avant le réveil du reste de la famille. Enfin … tu n’hésites pas longtemps. Tu sombres sans même t’en rendre compte sur le canapé.

Et ce petit manège durera plusieurs jours (ou même semaines pour les plus malchanceux).

Alors courage … beaucoup de courage. (et beaucoup de café pour la journée)

Partager !
  • Print this article!
  • Digg
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google
4
juil

Allaiter sur la durée

J’ai connu une fille qui allaitait son bébé alors qu’il avait des dents, des vraies qui coupent . Mi-fascinée, mi-admirative, je me demandais bien comment on pouvait allaiter aussi longtemps. L’envie de donner à son petit ce qui se fait de meilleur ? La peur de rompre ce lien si unique, cette dépendance étroite installée entre l’enfant et sa mère ?

Quoiqu’il en soit, curieuse comme toujours, je lui posais des questions sur l’allaitement tardif et en tirais de précieux enseignements. Je découvrais donc l’existence du tire-lait, oh combien libérateur quand la maman travaille ET souhaite continuer à allaiter. La maman tire son lait à l’aide de la machine puis le stocke dans des biberons conservés dans un sac isotherme.

« Mais tu fais ça où ?» lui demandais-je abasourdie. Et c’est là que mes yeux ont dû s’écarquiller comme jamais parce que la fille m’a répondu « Dans le bureau de mon chef quand il n’est pas là. Sinon où je peux. Dans les toilettes souvent ». Dans les toilettes… il fallait en avoir une volonté de fer pour allaiter en reprenant le travail. Et pourtant, le code du Travail fixe clairement les conditions de l’allaitement au travail (mais pas du tirage de lait !) : un local distinct des bureaux, propre et pourvu de sièges correspondant à l’allaitement doit être installé. En outre, jusqu’au premier anniversaire du bébé, la loi autorise une heure de pause par jour pour l’allaitement (le plus souvent non rémunéré dans les conventions collectives). Des conditions qui n’encouragent cependant guère à allaiter après son congé maternité. Sans compter que l’allaitement et les nuits courtes fatiguent… et le travail aussi !

Partager !
  • Print this article!
  • Digg
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google
28
juin

C’est pas si facile d’allaiter

Pour mes deux bébés, j’ai fait la louve coûte que coûte. J’ai lutté, persévéré. Parce que si pour certaines mamans, il est naturel d’allaiter, pour d’autres, dont je fais partie, ça ressemble presque à de l’acharnement. C’est pourquoi je n’aurais qu’un conseil en matière d’allaitement, faire ce qu’on veut et ce qu’on peut.

La première fois, je pensais que l’allaitement serait un moment de partage, un de ces instant magique qui vous mettent des étoiles dans la tête. Personne ne m’avait dit que non, ce n’était pas si évident. Je me suis retrouvée désemparée devant ce petit qui ne voulait pas téter, les crevasses qui apparaissaient, la montée de lait qui me montait à la tête et cette sage-femme qui me massait les seins sans même me demandé si cela me gênait. Et puis il y a eu les bouts de seins en silicone. Véritable remède miracle à tous mes maux. L’allaitement s’est fait plus serein. Je nourrissais mon bébé, je devenais maman animale.

La deuxième fois, en vieille routarde, j’avais préparé mes bouts de seins en silicone. Je connaissais la machine et je trouvais que c’était vraiment une bonne idée de recommencer . Sauf que deux allaitements ne se ressemblent pas forcément. Mes débuts idylliques ont tourné court : bébé ne grossissait pas, je ne faisais pas du lait, mais de l’eau sucrée. Erreur sur la formule ! Si il est une chose à tirer de ces deux expériences plus ou moins heureuses, c’est qu’il faut savoir s’écouter. Persévérer ou s’arrêter qu’importe, pourvu qu’on ne le regrette pas.

Partager !
  • Print this article!
  • Digg
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google
24
juin

Petits inconvénients…

Ah l’allaitement maternel : le bonheur de sentir son petit téter tout contre soi, le plaisir de sentir qu’on le nourrit, nous maman et pas un truc en plastique,  le côté pratique d’avoir toujours sur soi une tétine et un biberon propre et à disposition !
Mais il ne faut pas se leurrer mais avoir aussi bien conscience des petits désagréments que cela entraîne… D’ailleurs les détracteurs de ce type d’allaitement vous le dirons bien assez : engorgement, montée de lait douloureuse, morsures intempestives… ce n’est PAS QUE du bonheur (tiens j’ai déjà dit ça quelque part moi…)

L’inconvénient récurrent le moins glamour c’est tout de même : l’impossibilité quasi-totale d’utiliser ses seins pour autre chose que l’allaitement ! Ba ouais… le papa est content (maman a des gros seins) mais… pas touche ! Enfin, sauf s’il aime se prendre un jet de lait ! Au passage faites-lui goûter, ça a un coup bizarre et sucré !

Que faut-il endurer d’autres ? Eh bien :
-         l’impossibilité de se coucher sur le ventre sans tremper ses draps
-         se balader avec des coussinets d’allaitement dans ses soutiens gorge et dans son sac !
-         supporter le regard des gens étonnés quand ils aperçoivent une auréole sur votre tshirt au niveau de votre poitrine
-         être obligé de se changer plusieurs fois par jour
-         accepter d’avoir parfois un sein plus gonflé que l’autre !

Je rassure les futures mamans allaitantes, la plupart de ces inconvénients sont surtout présents en début d’allaitement, quand la lactation n’est pas encore automatique, mais cela fait tout de même partie du quotidien, il vaut mieux être prévenue !

Partager !
  • Print this article!
  • Digg
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google