Je me souviens parfaitement du premier biberon que j’ai donné à ma fille.
Elle venait d’être valdinguée dans tous les sens … gouttes dans les yeux, aspiration de ce qui pouvait obturer son nez ou sa bouche, pesée, mesures et tout un tas de manipulations effectuées par les sages femmes ou pédiatres. Mon épouse n’était pas avec nous car la naissance avait eu lieu par césarienne.
C’est donc moi qui lui ai donné son premier bain et, quelques minutes plus tard, son premier biberon.
« Tenez, vous allez lui donner à manger » m’avait dit la sage femme.
J’avais déjà donné quelques biberons à mes neveux et nièces, mais là, c’était une autre histoire. La petite chose dans mes bras était ma fille. Je n’avais pas intérêt à me louper et j’étais un peu nerveux. Alors devant les quelques spectatrices qui peuplaient encore la salle de travail, je me suis lancé.
D’abord, j’ai cherché à voir si la tétine comportait plusieurs vitesses et j’ai positionné le biberon pour qu’il soit sur la plus petite. Ma fille n’a pas tout de suite compris pourquoi un truc en silicone cherchait à lui chatouiller la bouche. Et puis elle a laissé cette tétine faire son boulot.
A ce moment là, tu te rends compte que le reflex de succion porte bien son nom. Ca a démarré illico et tout naturellement.
La sage femme m’avait conseillé de faire des pauses très souvent. Pour que la puce prenne bien le temps d’avaler le lait sans se retrouver débordée. Il ne fallait pas non plus qu’elle avale trop d’air.
Rapidement mon stress à cédé sa place au plaisir de voir cette petite bonne femme boire son biberon comme une grande … à peine âgée d’une heure.
A vous écrire ces mots j’en serai presque nostalgique. Ces moments là sont des moments très forts entre un bébé et son papa.















ah ces tétines "air control" ... cela vous semble surement évident mais nous n...